Vendredi 23 mars à l’espace An Dour Meur, la 20e édition du Printemps des poètes présentait sa soirée de clôture organisée par l’Office culturel municipal (OCM), avec un spectacle poético-musical, concocté par Benoît Schwartz, acteur et metteur en scène.

En catégorie jeunesse collège, 2es prix ex aequo pour Killian L. "Amour secret » et Laura T. « l'Ardeur », 1er prix pour Eliot S. « l'oiseau ardent ».
En catégorie jeunesse collège, 2es prix ex aequo pour Killian L. "Amour secret » et Laura T. « l’Ardeur », 1er prix pour Eliot S. « l’oiseau ardent ».

Cette année, le jury était présidé par Aurélie Prouff, une Ouessantine habitant les Monts d’Arrée, à la fois poète et photographe. Dans chaque catégorie, les lauréats du concours ont lu leurs poèmes. Les premiers prix ont reçu un abonnement d’un an à la médiathèque de Plestin, des places de spectacle à l’espace culturel An Dour Meur ou au cinéma Le Douron. Tous les participants présents ont également reçu des livres.

Les trois classes de cinquième du collège du Penker ont participé au Printemps des poètes, avec cette 20e édition sur le thème de l’ardeur.

Imaginé à l’initiative de Jack Lang, en 1999 Le Printemps des Poètes est devenu une manifestation d’ampleur nationale. Sophie Naleau, l’actuelle présidente du Printemps des poète, également connue pour être écrivaine et productrice sur France Culture, déclarait à propos de cette nouvelle édition 2018 : « Pour Le Printemps des Poètes 2018, je voulais plus qu’un thème, je voulais un emblème. Une bannière qui étonne et aimante à la fois. Un mot dont tous les synonymes disent l’allant, la passion, la vigueur, la fougue, l’emportement. Un vocable vaste et généreux qui, à lui seul, condense l’élan et l’inspiration poétiques. Ernest Pignon-Ernest, qui avait calligraphié la signature du Printemps dès l’origine, a imaginé ce somptueux pastel représentant l’envol d’un être ailé. Cette aile bleue sur un revers de toile brute, est-ce un homme, une femme, un ange, une chimère ?"

Les élèves ont été invités à recourir à la parole et aux mots pour créer un alliage de sens et de sons qui excède les limites du langage ordinaire, et - par là - les interdits et les normes.

Qu’est-ce donc que la poésie ? Comment les poètes la conçoivent-ils ?

Qu’ont-ils à nous dire de leur expérience et de leur pratique personnelles ?

Au final, peut-être ce Printemps des poètes 2018 aura-t-il été l’occasion pour les élèves de connaître une expérience similaire à celle que décrivait Shelley en ces termes : la poésie « crée un être dans notre être … elle libère notre vue intérieure de la pellicule de l’habitude qui nous rend obscure la merveille de notre être, elle nous impose de sentir ce que nous percevons, et d’imaginer ce que nous connaissons ».